[Person of Interest] la nouvelle série à voir absolument

Written by Lysi. Posted in A voir (ou pas), Actus, Person of Interest, Séries de A à Z

Tagged: , , , , , , , , , ,

person-of-interest-saison-1-serie-creee-par-j-j-abrams-jonathan-10523643gvttu

Published on décembre 05, 2011 with Pas de commentaire

J’aurais pu faire un long article décryptant toutes les nouvelles séries qui m’ont tapé dans l’œil mais il n’y en a qu’une qui a su me captiver au mois de septembre. Je ne fais pas durer plus longtemps le suspens.

Il s’agit de : PERSON OF INTEREST


C’est la nouvelle série que j’attendais impatiemment pour cette rentrée 2011-2012. (celle que j’attendais le plus tout court étant Dexter !) Et cela pour deux raisons :

La première est liée à ma passion des séries et l’annonce du grand retour de Michael Emerson sur le petit écran. Dieu seul devait savoir à quel point je l’attendais. C’est grâce/à cause de cet acteur que j’ai tenu jusqu’à la fin de Lost ! Car oui, si le nom de Michael Emerson ne vous dit rien, peut-être que celui de Benjamin Linus, membre des Autres dans Lost, éclairera votre lanterne. Je pense qu’il n’y a pas de mots assez forts pour décrire mon admiration pour ce dernier.

Certes, il n’entre pas dans les canons de beauté habituels mais il a un charisme et un talent tels que cela compense le reste. Il semble petit et frêle. Il porte pourtant à bout de bras de très grands rôles. Il apporte toute la profondeur et le mystère au personnage de Finch qu’il interprète dans Person Of Interest… Je vais m’arrêter là pour le moment et passer à la deuxième raison.

Elle est liée à mon autre passion : le droit. Pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis étudiante en droit et j’adore mes études. Je me spécialise vers le droit pénal. C’est en cela que le titre de la série a attiré mon attention. Person of Interest … Voilà la définition en anglais que l’on peut trouver sur le net : « the name of someone involved in a criminal investigation who has not been arrested or formally accused of a crime » soit « une personne impliquée dans une enquête criminelle qui n’a pas été arrêtée ou accusée formellement d’un crime. » Il n’y pas vraiment d’équivalent dans le droit pénal français. Témoin ou suspect ne serait pas satisfaisant. Rien que le nom de la série m’inspire déjà le mystère et donc … l’attrait.

Revenons plus précisément sur la série. Le synopsis peut se résumer en une phrase: un agent de la CIA, présumé mort, est engagé par un mystérieux milliardaire reclus qui a inventé un programme sur ordinateur capable de prédire et d’identifier toutes personnes capables de crimes, de violences et autres pour lutter contrer la criminalité à New York. La série est signée Jonathan Nolan (The Dark Knight) et J.J. Abrams (Lost, Star Trek, Fringe). Gage de qualité à priori, même si je ne suis pas fan de la tournure qu’il a donné à Lost dans les dernières saisons. Nolan s’est visiblement inspiré de son héros de prédilection : Batman. En effet, pour moi, Finch est du même acabit. Un milliardaire mettant sa fortune au service de la justice et de la lutte contre le crime. Il n’a pas la carrure physique pour s’en occuper lui-même. C’est là qu’intervient John Reese, son bras armé qui pourrait correspondre du coup au Robin de Batman.

L’idée de base est assez intéressante: dans un post-11 septembre où tout le monde devient suspect, les USA ont fait voter le Patriot Act, une loi qui autorise le gouvernement américain à lire tous les mails ou à mettre les gens sur écoute ou surveillance vidéo. Les USA ont réussi à développer un Big Brother à la Orwell tout à fait légal ! Il s’agit là du contexte réel dans lequel s’inscrit la série. La suite vient du fruit de l’imagination de Nolan et Abrams.

Pour parfaire cette politique gouvernementale, il fallait un programme capable de détecter toute forme de terrorisme. C’est là que Finch intervient. Il a mis au point une machine capable de tracer toute sorte de criminalité, quelque soit son degré d’importance. La machine voit tout. Rapidement cela devient ingérable pour le gouvernement. Il y a donc deux listes: « les actes pertinents » : ceux qui concernent le terrorisme et les atteintes à l’intégrité du territoire et « les actes non pertinents » : les petits délits qui sont relégués aux polices locales.

Considérés comme sans importance, les actes non pertinents sont effacés tous les soirs à minuit. Un nombre important de délits et de crimes seront ainsi ignorés. Finch, pris de remord a trouvé un moyen pour récupérer ces informations via neuf chiffres: un numéro de sécurité sociale. Grâce à ce dernier, il peut identifier une personne qui va être impliquée dans un crime d’une façon ou d’une autre et intervenir via John Reese.

J’aimerais beaucoup que les amis qui se sont gentiment moqués de moi regardent cette série. En effet, pour la petite histoire, j’avais eu selon eux, une crise de paranoïa parce que je m’inquiétais qu’un ex-employeur ait perdu dans la nature des documents officiels me concernant dont mon numéro de sécurité sociale. Ce à quoi j’avais répondu que l’on peut faire énormément de choses avec ce type d’informations ! Ils m’avaient rit au nez .. AHAH ! J’espère qu’ils rigolent moins maintenant 🙂

En tout cas, juste après avoir vu le pilote, j’ai eu l’envie irrépressible de me plonger dans un chef d’œuvre de la littérature: 1984, de George Orwell. Pour ceux qui n’en auraient jamais entendu parler, voilà ce qu’on peut lire sur la 4e de couverture :

« De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d’en face. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston… Au loin un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez au fenêtres des gens. Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance. Seule comptait la Police de la Pensée. »

George Orwell nous dépeint un monde où tout le monde est surveillé et épié. Contrairement à Person Of Interest, les personnages de 1984 sont au courant de cette surveillance. Dans le monde créé par Abrams et Nolan, la surveillance est plus insidieuse, plus dangereuse car dissimulée. Il me semble que l’idée d’Orwell était déjà terrifiante. Abrams et Nolan ont réussi à faire pire… et ma paranoïa de croître avec sûrement. La machine que Finch a créé va au delà de ce que l’on peut imaginer. Une phrase m’est venue à l’esprit à la fin du pilote :

« Finch is Orwell’s worst nightmare »

Pour le moment, avouons-le, les épisodes ont tendance à se ressembler. Finch sort un numéro de la machine, mène l’enquête avec John Reese et parviennent souvent à empêcher le crime en question. Mais, si l’on regarde bien, on apprend à chaque fois quelque chose de nouveau sur le passé des personnages (enfin plus sur celui de Reese car comme Finch le dit lui même  « I’m a very private person » ). Ce mystère qui entoure les principaux protagonistes donne à la série toute sa profondeur. On veut savoir pourquoi l’un comme l’autre sont officiellement morts, même si en ce qui concerne Reese la réponse semble plus évidente. Finch est plus fascinant et on s’interroge inévitablement sur ce milliardaire dont on ignore tout. On sait rapidement qu’il travaille en tant qu’ingénieur dans une entreprise depuis 17 ans. On comprend très vite également qu’il est considéré par les autres comme un pauvre petit nerd sans importance. Ce qui suscite un échange entre Reese et lui que je trouve grandiose :

Reese : « How many of these people know that you own the entire company ? »
Finch :   « None of them. The best place to hide, Mr Reese, is in plain sight »

J’étais juste sans voix après cette réplique. Mais c’est surtout la façon de la dire qui était grandiose. J’en viens donc à un point essentiel dans cette série: le casting !

Michael Emerson interprète Finch et Jim Caviezel endosse le rôle de Reese. Ce sont pour l’instant les deux seuls personnage principaux (oh! on peut compter l’inspecteur de police qui « traque » Reese. Personnage récurrent mais sans grand intérêt pour le moment). Jim Caviezel est très bon. Il m’avait déjà bluffée dans La Passion du Christ, où il joue le personnage de Jésus. Sa prestation m’avait émue aux larmes. Mais selon moi, Michael Emerson porte la série ! Il apporte au personnage de Finch, déjà mystérieux et captivant à la base, un charisme et une prestance incroyable malgré sa petite taille et son boitillement. Abrams et Nolan l’ont très bien choisi : c’était, pour moi, le seul acteur à pouvoir endosser complètement le rôle de Finch. Il donne à ce dernier une attitude et une voix si particulière … tel un dandy anglais. Il apporte également de la retenue à un personnage au passé trouble que l’on imagine assez torturé.

Je pense m’arrêter là parce que je pourrais continuer des heures durant à vous parler du talent, du charisme, de la classe de Michael Emerson. Et plus encore de son rôle de dandy justicier dans Person of Interest. Inutile de vous préciser que je recommande très très vivement cette série, sans aucun doute selon moi la meilleure de la rentrée. J’en suis déjà à mon troisième visionnage des trois épisodes déjà diffusés et la série me captive de plus en plus. J’espère seulement qu’elle tiendra ses promesses orwelliennes et que les scénaristes sauront approfondir l’intrigue. Car les acteurs sauront la porter sans aucun doute.

Lys

Partager

Pas de commentaire

There are currently no comments on [Person of Interest] la nouvelle série à voir absolument. Perhaps you would like to add one of your own?

Leave a Comment